📝 Tractions à l'armée : barèmes, technique et méthode de progression
- Ninon Médin

- 1 avr.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 14 août
Les tractions à l'armée (Terre / Air / Marine) sont un marqueur clé du niveau physique. Elles évaluent la force de tirage, le contrôle du corps et la capacité à soulever son propre poids.

Lors du recrutement (militaires du rang ou sous-officiers), les tractions font partie des 3 épreuves physiques, avec le Luc léger et le Killy. Tu peux découvrir les articles à propos ci-dessous :
Toutefois, elles ne concernent pas seulement le recrutement : elles reviennent en formation, puis tout au long de la carrière — chez les parachutistes, le test "TAP" (Troupes Aéroportées) est même repassé chaque année.
📊 Barèmes officiels des tractions à l'armée
20/20 | 10/20 | Seuil éliminatoire | |
Hommes | 17 reps | 7 reps | < 3 reps |
Femmes | 58 reps (tirage) | 29 reps | < 19 reps |
Note : le poids mis sur la poulie est choisi par rapport au poids de la candidate.
Pour découvrir les épreuves du concours des Officiers des Grandes écoles militaires et leurs barèmes, c'est par ici.
🔧 La technique correcte
C'est le point le plus négligé par les candidats, alors qu'il fait vraiment la différence — une répétition mal exécutée n'est pas comptée le jour J.
Position de départ
Mains sur la barre en pronation, largeur adaptée à ton confort
Légère rotation externe des bras, comme si tu voulais "casser" la barre
Épaules basses, omoplates rapprochées (dépression / rétroaction scapulaire)
Gainage engagé, jambes serrées et immobiles
Phase de montée
Tire jusqu'à ce que le menton dépasse la barre
Coudes proches du corps, sans écartement
Aucun balancement, aucun élan de jambes
Phase de descente
Redescends en contrôle
Garde les omoplates engagées jusqu'en bas — c'est ce qui protège l'épaule
👉 Le tirage part des omoplates, pas seulement des bras. C'est ce qui distingue une traction "propre" d'une traction qui s'use vite en force.
⚠️ Erreurs qui font perdre des répétitions
Bras non tendus en bas → répétition non validée
Menton qui ne dépasse pas la barre → répétition non validée
Balancement / élan → répétition non validée
Tester uniquement à froid, jamais en fatigue → le niveau s'effondre le jour J, après les autres épreuves
Se satisfaire d'un niveau "juste suffisant" → une marge de sécurité de 3 à 5 répétitions au-dessus du seuil te protège du stress et de la fatigue accumulée
🎯 Méthode de progression
Fréquence : 2 à 3 séances par semaine, pour progresser durablement.
Les 3 variantes à travailler en parallèle :
Tractions strictes → ton niveau réel, celui évalué le jour J
Tractions assistées (élastique, machine) → volume supplémentaire sans t'épuiser
Tractions négatives (uniquement la descente) ou lestées → renforce le contrôle et la force, utile si tu pars de zéro ou si tu bloques à un nombre de répétitions
Progression : vise +1 à 2 répétitions toutes les 2 à 3 semaines. Une progression régulière vaut mieux qu'une progression rapide — les phases de stagnation font partie du processus, ce n'est pas un échec.
Ne néglige pas le secondaire : grip et gainage soutiennent directement ta capacité de tirage. Un point faible ici plafonne ta progression même si ton dos est fort.
🪖 Une épreuve pas isolée
Le jour des épreuves, les tractions arrivent après d'autres tests — notamment le Luc Léger. Ton niveau à l'entraînement en salle ne reflète pas forcément ton niveau réel en conditions de sélection.
C'est pour ça que la préparation ne doit pas se limiter à la force de tirage : elle doit intégrer la fatigue et l'enchaînement, le tout dans un cycle structuré.
Si tu veux évaluer ton niveau en situation proche des sélections, tu peux télécharger gratuitement ton test blanc juste ici.
🧭 Pour aller plus loin
Connaître ton niveau réel : accède gratuitement au test blanc
Structurer ta progression sur 10 semaines : découvre la Préparation Complète



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